Année 2017-2018

Choix des films pour le niveau 6ème/5ème

Trimestre I

tableau

Le Tableau, de Jean-François Laguionie, France, 2011, 1h16

Synopsis : Un château, des jardins fleuris, une forêt menaçante, voilà ce qu’un Peintre, pour des raisons mystérieuses, a laissé inachevé. Dans ce tableau vivent trois sortes de personnages : les « Toupins », entièrement peints, les « Pafinis » et les « Reufs », qui ne sont que des esquisses. S’estimant supérieurs, les Toupins prennent le pouvoir, chassent les Pafinis du château et asservissent les Reufs. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche.

Presse : « Ce film ouvre, aux plus jeunes spectateurs, les portes du monde de l’art, avec ses questions et ses rêveries. En suivant des personnages de différentes classes sociales et à travers une mise en abîme, nous sommes embarqués de tableau en tableau dans l’atelier abandonné du mystérieux peintre, qui offre de beaux clins d’oeil aux plus grands maîtres de la peinture, de Picasso à Cézanne. A travers cette esthétique, le réalisateur à su raconter une véritable fable sociale, une critique constructive des inégalités sociales et du racisme (…) »
Source : https://benshi.fr

Trimestre 2

vikingsLes Vikings, de Richard Fleischer, USA, 1958, 1h55, avec Kirk Douglas, Tony Curtis, Janet Leigh

Synopsis : Au Xème siècle, les Vikings sèment la terreur sur les côtes d’Angleterre. Ragnar, le chef viking, tue le roi et viole la reine. Cette dernière donne naissance à Eric qui sera capturé par les Vikings et élevé comme esclave. Devenu adulte, il affronte Einar, le fils de Ragnar, et le défigure en lançant contre lui son faucon. Quelques temps plus tard, Morgana, la future reine d’Angleterre, est enlevée par Einar qui cherche à la séduire, mais elle tombe amoureuse d’Eric

Presse : «Il s’agit d’une épopée relativement classique, mêlant amour, héroïsme et barbarie. Les thèmes récurrents du divertissement d’époque sont tous revisités (…). Fleischer continue donc d’avoir une foi éperdue en l’imaginaire, et s’impose comme l’un des réalisateurs les plus touchants et humanistes de sa génération. Car sur fond de guerre des terres et de terreur constante exercée par les tyrans locaux et les vikings expansionnistes, l’individu prend bientôt le pas sur la communauté (…). C’est ce dernier aspect qui sort définitivement Les vikings de l’anonymat des grosses productions de l’époque. La rupture et la confusion des frontières communautaires, belliqueuses, le mépris du regroupement arbitraire au profit de l’individu frappé de valeurs fondamentales est ici clairement favorisé, et retentit comme un signal d’alarme face au contexte politique de la fin des années 1950. (…) Le genre est transcendé, le confort contesté, et Fleischer est peut-être un efficace et rentable outil aux mains des studios, mais signe avec Les vikings la plus vibrante des déclarations d’indépendance ». Axel Cadieux / Objectif cinema

Trimestre 3

traversee-de-paris-03-g-180x128La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, France, 1956, 1h20, avec Jean Gabin, Bourvil, Louis de Funès, Jeannette Batti
Synopsis : Paris, en 1942. Chauffeur de taxi au chômage, Marcel Martin gagne sa vie en livrant des colis au marché noir. Un jour, il doit transporter à pied, à l’autre bout de la capitale, quatre valises contenant un cochon découpé, dans la cave d’un nommé Jambier . Il rencontre par hasard un certain Grandgil, un peintre au caractère dominateur, et s’associe avec lui. Entraînés dans une série de péripéties, les deux hommes se font arrêter par une patrouille allemande. Grangil sera libéré et Martin envoyé en Allemagne au STO. Plusieurs années plus tard, Paris est libéré, et nous retrouvons Grandgil sur un quai de la gare de Lyon suivi par un porteur de valises. Du haut de la fenêtre du wagon, Grandgil reconnaît soudain Martin, portant comme toujours les valises des autres.

Presse : «Sous la caméra d’Autant-Lara, l’odyssée minable d’un pauvre type et d’un artiste peintre faisant du marché noir dans le Paris nocturne de 1943 devient un règlement de comptes avec l’ignominie ordinaire, une mini-fresque sur la barbarie à visage humain. Réalisé durant les Trente Glorieuses, qui voulaient oublier les ombres noires de l’Occupation et qui croyaient, même vaguement, en l’avenir de l’homme, le film choqua. Il reste, aujour­d’hui, le chef-d’oeuvre noir d’Autant-Lara : du vitriol pur jus. (…) » Pierre Murat – Télérama

Choix des films pour le niveau 4 ème / 3 ème

Trimestre I

silence-ombresDu silence et des ombres, de Robert Mulligan, USA, 1963, 2h09, avec Gregory Peck

Synopsis : En 1932, à Maycomb, une petite ville d’Alabama. Atticus, veuf, élève seul son fils Jem et sa fille Scout. Le temps d’un procès, ces deux enfants font l’expérience douloureuse du monde des adultes, qui comporte peu de figures aussi nobles que leur père. Atticus défend, seul contre tous, un ouvrier noir accusé du viol d’une Blanche. D’après le roman « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », de Harper Lee.
Presse : « Pour Mulligan, l’enfance est un voyage initiatique au pays de la peur. (…) Plus Jem et Scout découvrent la peur, plus l’obscurité et la cruauté encouragent leur courage, et plus on pense à « La Nuit du chasseur ». Même noir et blanc soyeux, même atmosphère tendue, même talent sidérant des deux jeunes interprètes. Gregory Peck (oscarisé pour ce rôle) fait d’Atticus un tranquille et imprenable bastion d’humanité. Seul et sans arme dans le halo d’une lampe, il monte la garde. Comme la dernière lueur d’une espérance butée en un monde qui laissera en paix les enfants, les oiseaux et les « nègres » ». Guillemette Odicino / Télérama 14 novembre 2009

Trimestre 2

les-betes-du-sud-sauvage-hushpuppy-wink-180x120Les bêtes du Sud Sauvage, USA, 2012, 1h32, de Benh Zeitlin
Synopsis : Dans le bayou de Louisiane se trouve un village isolé appelé «Le Bassin». C’est là que vit Hushpuppy, une petite fille de 6 ans, avec son père, Wink, un homme au caractère dur et à la santé fragile. A l’école, l’enfant apprend comment survivre dans un monde hostile. Un jour, une violente tempête provoque la montée des eaux, mettant en péril leurs vies déjà fort précaires. Les changements climatiques ont libéré des aurochs — auparavant prisonniers des glaces polaires. Quand le temps se calme, Wink et Hushpuppy partent à la recherche des survivants.
Presse : « Produit en indépendant à La Nouvelle-Orléans, où le New-Yorkais d’origine a posé ses valises après Katrina, Les Bêtes du Sud sauvage réussit à faire beaucoup avec très peu. À partir d’une réalité sociale d’extrême pauvreté, Zeitlin crée un univers cinématographique riche, à base de pellicule super-16, d’accessoires de brocanteur et d’effets spéciaux d’étudiant malicieux (les aurochs, sidérante réussite visuelle avec trois cochons, deux maquettes et quelques paillasses). Et s’il cède parfois un peu facilement aux vertiges de l’entropie, avec sa caméra tremblante et son montage sur les rythmes entraînants de la musique, il manifeste une fougue trop rare pour ne pas être célébrée. Plier le monde à ses désirs, l’image à son imaginaire : c’est peut-être cela la meilleure chose qui reste au cinéma devant le spectacle d’un monde agonisant. Ne pas céder à la melancholia (c’est trop tard), ignorer les flammes, les ouragans, les hélicoptères, les troupeaux d’aurochs vengeurs, et se tenir debout, coûte que coûte : avec un tel programme, Hushpuppy ne restera pas longtemps seule ». Francine Gorman & Ondine Benetier, Les Inrocks

Trimestre 3

La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, France, 1956, 1h20, avec Jean Gabin, Bourvil, Louis de Funès, Jeannette Batti
traversee-de-paris-03-g-180x128Synopsis : Paris, en 1942. Chauffeur de taxi au chômage, Marcel Martin gagne sa vie en livrant des colis au marché noir. Un jour, il doit transporter à pied, à l’autre bout de la capitale, quatre valises contenant un cochon découpé, dans la cave d’un nommé Jambier . Il rencontre par hasard un certain Grandgil, un peintre au caractère dominateur, et s’associe avec lui. Entraînés dans une série de péripéties, les deux hommes se font arrêter par une patrouille allemande. Grangil sera libéré et Martin envoyé en Allemagne au STO. Plusieurs années plus tard, Paris est libéré, et nous retrouvons Grandgil sur un quai de la gare de Lyon suivi par un porteur de valises. Du haut de la fenêtre du wagon, Grandgil reconnaît soudain Martin, portant comme toujours les valises des autres.

Presse : «Sous la caméra d’Autant-Lara, l’odyssée minable d’un pauvre type et d’un artiste peintre faisant du marché noir dans le Paris nocturne de 1943 devient un règlement de comptes avec l’ignominie ordinaire, une mini-fresque sur la barbarie à visage humain. Réalisé durant les Trente Glorieuses, qui voulaient oublier les ombres noires de l’Occupation et qui croyaient, même vaguement, en l’avenir de l’homme, le film choqua. Il reste, aujour­d’hui, le chef-d’oeuvre noir d’Autant-Lara : du vitriol pur jus. (…) » Pierre Murat – Télérama

 

Les films sont choisis à partir du catalogue national « Collège au cinéma » lors d’une réunion du comité de pilotage restreint auquel des enseignant(e)s sont conviés. L’ensemble des films du catalogue sont visionnés par la Coordination Départementale et l’enseignant relai. Un équilibre est recherché sur l’année entre films de patrimoine, de genre, cinéma du monde, films tristes ou comiques. La programmation qui en résulte est un choix éclectique qui invite à la découverte…
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