Cycle 2

1er trimestre

katiaKatia et le crocodile »

de Vera Plicova Simkova et Jan Kucera, 1966, noir et blanc, VF, Tchécoslovaque, 1h10

Résumé

Un écolier rencontré dans la rue confie à Katia, huit ansenviron, les animaux de sa classe qu’il doit garder pendant les vacances : deux lapins angoras, un petit singe macaque,un étourneau qui parle, des souris blanches, une tortue et…un bébé crocodile. Minka, la petite sœur, veut jouer avec eux, elle les laisses’échapper et Grand-Père a oublié de fermer le robinet de la baignoire qui abrite le crocodile. La baignoire déborde, le crocodile s’échappe sur la gouttière, l’oiseau s’envole par la fenêtre, la tortue fait l’objet de trocs successifs, le singe s’enfuit sur les toits, les lapins vagabondent. Tout le quartier est enémoi ; une délirante poursuite s’engage à travers les rues de la ville.

Autour du film:

« Chacun des personnages, poussé par son idée fixe … poursuit son chemin, croise ou percute les autres, ce qui occasionne gags et loufoquerie. (…) Dans cette déferlante bonne humeur, on sent pointer la juste observation des comportements enfantins dans lesquels les enfants-spectateurs se retrouvent aussi (…) Heureusement, il n’y a pas de débordement vers le « joli»,le gentillet dont trop de réalisateurs parsèment leurs images quand il s’agit de films pour enfants. »
Anne-Sophie Zuber, Cahier pédagogique « Les enfants de cinéma »
« Insolence du propos, satire des personnes trop sérieuses et des institutions qui en cachent d’autres (…) Dans la Tchécoslovaquie de 1965-66, c’est un peu du vent annonciateur du Printemps de Prague qui souffle dans ce film pour enfants »
Gérard Lefèvre, L’école des Parents, 1978

 

2ème trimestre

shaun-cpShaun le mouton

Comédie, film d’animation de Mark Burton et Richard Starzack, 2015, couleur, franco-britannique, 1h25

Résumé

Shaun, un mouton malicieux, vit avec son troupeau dans la ferme d’un paysan sympathique et myope. Mais il décide de prendre des vacances. Il tente ainsi d’endormir le fermier et y parvient tellement bien qu’il perd tout contrôle de la situation et voit le pauvre fermier emmené loin de son exploitation. En compagnie de Bitzer, le chien de berger, et du troupeau tout entier, Shaun doit bientôt rejoindre la grande ville et opérer le sauvetage du fermier. Une mission délicate au cours de laquelle il essaie d’empêcher le terrifiant Trumper, responsable de la fourrière, d’attraper les moutons égarés…

Autour du film:

« Envisager ce nouveau long métrage uniquement sous l’angle du comique, aussi percutant soit-il, serait réducteur tant le scénario brasse intelligemment des questionnements contemporains. En interrogeant l’immédiateté de la célébrité à travers les médias et les réseaux sociaux, la récupération mercantile des icônes ou la représentation des communautés ethniques, Shaun le mouton ressemble, derrière ses kilos de pâte à modeler, à un instantané troublant du monde d’aujourd’hui, très loin des trop nombreux films d’animation lénifiants pour enfants. Ce petit troupeau moutonneux observe le monde humain avec naïveté mais pas mièvrerie. Une qualité intrinsèque des films Aardman que ce nouvel essai vient de nouveau rappeler. »
Ursula Michel, pour Critikat, www.critikat.com

3ème trimestre

magicien2Le Magicien d’Oz

Film musical de Victor Fleming,1939, couleur, VF, Etats-Unis, 1h52

Résumé

La jeune Dorothy déteste la sinistre madame Gulch, qui veut l’obliger à se séparer de son chien Toto. Lorsque la mégère, escortée du shérif, vient saisir l’animal, Toto s’échappe et rejoint Dorothy, qui décide de s’enfuir avec lui. Mais une tornade approche, qui emporte la jeune fille et son chien dans les airs. Ils atterrissent dans un pays magique, Oz, qui se trouve «au-delà de l’arc-en-ciel». Pour retrouver sa maison, Dorothy décide de faire appel au mystérieux magicien qui gouverne la contrée. Deux fées, une bonne et une mauvaise, la suivent à la trace. La jeune fille rencontre successivement un épouvantail, un homme de fer blanc et un lion peureux, qui ont, eux aussi de bonnes raisons de vouloir rencontrer le magicien : il pourrait exaucer leurs vœux : avoir une cervelle, un cœur, du courage…

Autour du film

Alors que Walt Disney vient de connaître un véritable triomphe avec son premier long-métrage animé intitulé Blanche-Neige et les sept nains, Louis B. Mayer se met en quête d’un livre pour enfants qui pourrait servir de base à une adaptation cinématographique. Le réalisateur et producteur Mervyn LeRoy lui propose alors de s’intéresser au Magicien d’Oz, roman écrit par L. Frank Baum en 1900, devenu un véritable phénomène de librairie durant les premières décennies du 20ème siècle. (…) Magnifique exemple de l’immense savoir-faire des studios américains de l’époque, cette féérie représente la quintessence du film pour enfants en précipitant son héroïne « de l’autre côté du miroir » à la manière d’une Alice au pays des merveilles. (…) Il n’est (pourtant) pas interdit de se laisser piéger par la magie qui se dégage des décors (tous majestueux), par la délicatesse des mélodies et par l’indéniable talent des comédiens, vraiment formidables. A l’image des premiers films d’animation de Walt Disney, Le magicien d’Oz garde en lui une précieuse part d’enfance qui ne se démode pas. Pour preuve le succès jamais démenti de ce classique dont les chansons et les personnages facétieux hantent encore notre mémoire de nombreuses années après le visionnage.
Extrait de : A voir à lire.com, Virgile Dumez

 

Cycle 3

1er trimestre

tableauLe tableau » (film commun avec le dispositif Collège au cinéma)

Film d’animation, conte de Jean-.François Laguionie / scénario Anik Le Ray, couleur, 2011, France, 1h16

Résumé

Un château, des jardins fleuris, une forêt menaçante, voilà ce qu’un Peintre, pour des raisons mystérieuses, a laissé inachevé. Dans ce tableau vivent trois sortes de personnages : les Toupins qui sont entièrement peints, les Pafinis auxquels il manque quelques couleurs et les Reufs qui ne sont que des esquisses. S’estimant supérieurs, les Toupins prennent le pouvoir, chassent les Pafinis du château et asservissent les Reufs. Persuadés que seul le Peintre peut
ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche. Au fil de l’aventure, les questions vont se succéder : qu’est devenu le Peintre ? Pourquoi les a-t’il abandonnés ? Pourquoi a-t-il commencé à détruire certaines de ses toiles ! Connaîtront-ils un jour le secret du Peintre ?

Autour du film

« Jean-François Laguionie a voulu imaginer l’univers graphique et chromatique d’un artiste du début du XXe siècle et les personnages se meuvent gracieusement dans des décors aux couleurs franches, sous des cieux étranges. Le scénario est à la fois sophistiqué et naïf. La peinture de l’univers sinistre du début du film laisse bientôt la place à une mise en abyme dans laquelle un autoportrait du peintre poursuit une dispute amoureuse avec un nu dont le
modèle fut autrefois aimé. L’une des plus jolies séquences – une poursuite à travers Venise – n’a d’autre raison d’être que de précipiter un personnage plutôt secondaire dans un décor spectaculaire, une version onirique de la Sérénissime. Ces détours font à la fois le charme et la faiblesse de ce film qui montrera aux plus patients et aux plus curieux que les ressources de
l’animation en deux dimensions sont loin d’avoir été épuisées. »
Thomas Sotinel, Le Monde 22 novembre 2011

« Ce film ouvre, aux plus jeunes spectateurs, les portes du monde de l’art, avec ses questions et ses rêveries. En suivant des personnages de différentes classes sociales et à travers une mise en abîme, nous sommes embarqués de tableau en tableau dans l’atelier abandonné du mystérieux peintre, qui offre de beaux clins d’oeil aux plus grands maîtres de la peinture, de Picasso à Cézanne. A travers cette esthétique, le réalisateur à su raconter une véritable fable sociale, une critique constructive des inégalités sociales et du racisme (…) »
Source : https://benshi.fr

2ème trimestre

homme-2L’homme qui rétrécit,

Film de science-fiction de Jack Arnold, noir et blanc, VO, 1957, Etats-Unis, 1h21

Résumé

Scott Carey se détend sur le pont d’un bateau avec sa femme Louise quand un nuage immense, venu de l’horizon, l’enveloppe et le couvre de paillettes lumineuses. Six mois plus tard, Scott trouve que son col de chemise est bien grand… Puis qu’il n’est plus nécessaire que Louise se hausse sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Inquiet, Scott consulte un docteur. Et peu à peu, l’inexorable diagnostic tombe : Scott rétrécit, irradié par « un insecticide ou par le fameux nuage » … Quelques mois plus tard, après avoir vendu son histoire à la télé pour vivre, Scott n’est plus qu’un être minuscule, blotti au pied de l’escalier dans une maison de poupée. Soudain, Butch, son chat, entré par la porte laissée imprudemment ouverte par Louise, l’attaque. Dans sa fuite, Scott est projeté au bas de l’escalier de la cave. Un nouveau monde s’offre à lui, où il faut survivre, manger, boire, sans pouvoir se faire entendre des monstrueux humains que sont devenus son frère et sa femme. Scott doit affronter en combat une énorme araignée noire puis, diminuant toujours, il peut enfin passer par la grille du soupirail et venir se fondre dans l’univers qui l’accueille.

Autour du film

L’homme qui rétrécit est un film mythique ! Un classique incontournable de la science-fiction, et d’une science-fiction, que nous pourrions qualifier de métaphysique.
Un homme, de la taille d’une souris, luttant contre son propre chat, celui-là même qui fut, dans sa vie d’avant, dans sa vie d’homme ordinaire, son animal de compagnie… Ou comment l’environnement domestique peut-il devenir hostile ? C’est tout l’enjeu esthétique de Jack Arnold, qui cherche, dans L’homme qui rétrécit, à transformer le quotidien en un univers cauchemardesque.
De fait, ce film fait frissonner ! Les trucages sont d’une efficacité redoutable et au moins deux séquences de combat demeurent d’anthologie : la première mentionnée ci-dessus, contre le chat de la famille, la seconde contre l’araignée. Deux séquences… si ce n’est le film entier, qui demeure plan par plan indélébile !
La science-fiction est un genre littéraire et cinématographique qui permet de révéler les dérives potentielles de la science. Bâti sur une observation rigoureuse de la société, de l’action de l’homme sur le monde, ce genre extrapole, parfois de façon prémonitoire, les dangers des progrès technologiques et pose des questions fondamentales sur l’avenir de l’humanité.
L’Homme qui rétrécit appartient pleinement à ce genre. Réalisé en 1957, aux Etats-Unis, en pleine guerre froide et une large décennie après le traumatisme mondial d’Hiroshima et Nagasaki, à travers l’aventure de Robert Scott Carey, c’est la peur du nucléaire, et même la peur d’une guerre nucléaire, et les fantômes de la bombe atomique que le film convoque. Le nuage que (ou qui) traverse Scott Carey est explicitement radioactif. Le nucléaire est le mal absolu que la science est absolument impuissante à soigner. Parler du nucléaire, c’est se confronter à l’inconnu : quelles sont les conséquences de la radioactivité ? et à des questions philosophiques : comment l’homme a-t-il conçu une machine dont il est impossible de mesurer la puissance destructrice ? Dont les conséquences dépassent l’échelle humaine ?
Hélène Deschamps, Benshi

3ème trimestre

treelessTreeless Mountain

Comédie dramatique de So Yong Kim, 2008, couleur, VO, Corée du Sud/USA, 1h29

Résumé

Jin, 6 ans et Bin 4 ans vivent seules avec leur mère, depuis que leur père est parti sans laisser d’adresse. Un jour, leur mère décide de partir à la recherche de ce père et les confie à leur tante. Elle leur donne une tirelire, accompagnée d’une mission: « Chaque fois que vous obéirez à votre tante, elle vous donnera une pièce. Quand la tirelire sera pleine, je reviendrai ». Pleines d’espoir, Jin et Bin rivalisent d’astuces pour remplir la tirelire au
plus vite. Munies de ce cochon en plastique rose enfin plein, elles attendent tous les soirs le bus qui leur ramènera leur maman, au sommet de la triste petite colline sans arbre.

Autour du film

Un film inspiré de la vie de la réalisatrice
La réalisatrice a plusieurs fois évoqué des similitudes avec son passé en Corée sans pour autant qu’on puisse parler de biographie filmée. Le premier film de Kim So-yong s’intitule In Between Days. Tourné de manière très indépendante en vidéo, il a été primé au festival de Sundance en 2006. Le film raconte l’histoire d’une adolescente coréenne, Aimie, récemment immigrée en Amérique du Nord avec sa mère et sans son père qu’elle espère retrouver un jour. Elle tombe amoureuse d’un garçon lui aussi d’origine coréenne mais déjà bien américanisé. Peu à peu, un
silence d’incompréhension s’immisce au cœur de leurs relations. Au final, le jeune homme s’intéressera à une autre Coréenne mieux intégrée qu’Aimie au nouveau pays. Aimie pourrait donc bien être l’adolescente qu’est devenue la petite Jin de Treeless Mountain après ses retrouvailles avec sa mère aux USA.
Le bourg où vit la tante dans Treeless Mountain est celui où vivait la réalisatrice. Sa mère, après son divorce, a laissé So-yong et sa sœur chez leurs grands-parents cultivateurs de riz pour pouvoir partir aux USA et refaire sa vie. Comme dans le film, elle n’a rien expliqué de la situation à ses filles. Avec ce film, Kim, devenue cinéaste, a voulu retrouver des sensations de cette période. La réalisatrice dit aussi avoir voulu écrire une lettre filmée à sa mère. Il s’agit également d’une lettre sur son enfance adressée à sa propre fille, Sky, née peu avant le tournage. Le film
s’écarte encore du récit autobiographique, selon la réalisatrice, à cause de la personnalité de Kim Hee-yeon qui joue le rôle de Jin. Cette dernière, par ses réactions, a influencé le récit pour le rendre plus proche de ses propres sensations.

 

Retrouvez de nombreuses ressources sur les films sur la plate forme NANOUK, proposée par Les Enfants de cinéma. Cahiers pédagogiques, images ricochets, extraits de films en écho, le site est accessible aux enseignants après inscription, ainsi qu'aux familles pour les enfants partagent leurs découvertes dans Ecole et cinéma à leurs parents!

image-nanouk

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone